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Aurélie est si paresseuse,
elle n'aime pas penser
alors elle a une cogiteuse
pour pouvoir la raisonner
Elle est tellement paresseuse
que son oeuf à la coque
elle le pioche dans la couveuse
mais c'est des poussins qu'elle croque
Aurélie est si méchante
qu'elle effraie les animaux
elle aime se dire conquérante
quand elle les chasse au couteau
Elle est tellement méchante
qu'elle avalerai des enfants
elle leur fait peur, elle les hante
et a tué leur "fée de dents"
Aurélie est si belle
qu'elle envôute ses victimes,
avant de tuer les rebelles.
Aurélie n'aime pas la frime!
Elle est d'ailleurs tellement belle
que les hommes en ont peur.
"tremblez d'amour et de terreur
devant ma beauté cruelle!"
Aurélie est paresseuse,
paresseusement méchante
et méchamment belle
Elle est très heureuse
d'être comme ça,lente
et aussi cruelle
Il attends quelque chose, ne sachant trop quoi
il allume une clope, et s'assoit
à la fenêtre. Puis il contemple
les buildings noirs sur le ciel mauve
à travers la fumée et les rideaux qui volent.
protégé, du haut de son alcôve
La lune ronde le plonge dans la mélancolie
et les bruits de pas des filles dans la nuit,
le rendent nostalgique de son pays.
des femmes, et de la ville qu'il a chéri.
Il a échangé l'herbe verte d'ailleurs
contre la grisaille et la laideur.
La nuit pèse de tout son poids,
lourde de solitude et de chaleur.
il se languit de son "là-bas"
son "ici" étant une erreur
évidente. Il se couche et ferme les yeux.
Il se sent d'un coup très vieux.
C'est comme ça qu'il fait la planche
Il se laisse porter par le silence
et par le courant du dimanche
avant, arrière, c'est comme une danse.
Une mélodie dans la quiétude, soudain,
de sa grâce, vient troubler son chagrin.
il se lève d'un coup: maux de tête!
et écrase d'un geste grave la cigarette
qu'il regardait bruler, sans la fumer
dans un de ces grands cendriers
très lourd qu'on offre parfois
aux collègues, à ceux qu'on aime pas
trop. Puis il se penche par la fenêtre
d'où il se jetterai peut être
un jour où il serait très nostalgique.
Il cherche d'où provient la musique
une fenêtre dans la nuit tachetée,
face à la sienne est allumée.
La complainte provient de là-bas.
c'est un piano et un enfant
ils jouent ensemble, et un chat
assis sur le piano et vivant
la musique, remue en rythme la queue.
A sa fenêtre il n'en croit pas ses yeux.
Il est charmé par la situation
il emplit d'air chaud ses poumons
et d'un bonheur inexplicable
devant une scène inexplicable
chargée de ces temps suspendus
qui s'étirent mais sont trop courts
chargé d'un sentiment d'amour
du monde, du ciel à la rue.
Cette nuit là il dormit bien
sans être hanté par sa lubie
de vouloir renter au pays
le cœur libéré du chagrin
qui l'étouffait dans son sommeil
Il a donc dès son réveil
L'envie de retrouver le gamin
Il ne sait pas trop pourquoi
juste pour lui serrer la main
et entendre le son de sa voix.
cigarette a la main, il fixe, béat
la fenêtre d'en face. C'est étrange, il voit
ou plutôt il n'y voit pas
le piano, le gamin et le chat.
A la place des pièces vides
à louer depuis des semaines.
Il ne peut pas avoir rêvé
Cette scène qui l'a transporté.
Alors il ferme la fenêtre
et décide d'en avoir le cœur net.
Et écrase encore une fois
la clope dans le cendrier froid.
Bien sûr il est allé frapper
et bien sûr il n'a rien trouvé
sauf un agent immobilier
tout prêt à lui faire visiter
Maintenant il rentre déconfit
et un peu perplexe aussi.
Mais pas dans son appartement
à la fenêtre aux rideaux blancs.
Il rentre dans son pays
Là où les filles sont jolie
Là où les hommes sont polis
Là où les chats ne dansent pas
Là où l'aube n'en finit pas
Il rentre chez lui.
Enfin.
Je m'ennuie,toute seule, ici
Alors pour meubler ma vie
Je met des fauteuils dans mon salon
un placard où ranger mes chaussons
Et puis un buffet par ici,
un table basse, des poufs aussi
Quand je meuble ma maison
c'est ma vie qui se remplit
Les pièces vides me font horreur
la solitude aussi fait peur
Alors je meuble, j'entasse
dans les vides, j'occupe la place.
Quand mon appart est meublé
horreur! je dois vite m'occuper.
Je fabrique des objets
qui n'ont aucune utilité
que celle de me faire rêver
une balançoire pour s'amuser
et voila c'est terminé.
empêchez moi d'être romantique,
si je vois rose attachez moi
Il me faut un antibiotique
pour enlever ce virus-la
Je suis fleur bleue je n'y peux rien
pourtant j'essaye de l'être moins
Même quand tout est désespéré
je suis toujours très exaltée
J'envie les gens pragmatiques
pour qui sensible est pathétique
Quand on me dit : terre à terre
je penche du haut de mon nuage
pour regarder la planète terre
et pour m'emplir de son image
je vais t'écrire un poème
parce que j'aime bien écrire des choses
et puis surtout parce que tu sèmes
des situations de prose
Alors moi j'en fais un poème.
Cette nuit tu fais un gateau
ou devrais-je dire ce matin
il sent bon et il est beau
j'en voudrai bien en plus j'ai faim.
C'est le début de mon poème
juste pour dire
t'es bizarre, quand même
juste pour rire.
C'est aussi la fin
Voila j'avais promis
tu vois je t'avaisbien dit
que je t'en écrirai un
Je sens poindre le sarcasme sur le bout de vos lèvres
et dans votre sourire à mes phrases trop mièvres.
Souvenez vous hier quand vous vous attendrissiez
devant la force de mes prières, en me trainant à vos pieds.
Vous me disiez romantique
Vouliez vous dire comique?
Vous me disiez exotique
vouliez vous dire pathétique?
Je supporte votre regard pourvu qu'il y ait de la compassion
De l'amour je n'en parle pas car je n'ai pas d'espoir au fond.
Mais laissez moi vous divertir
être la cause de vos sourires.
Un jour peut être vous penserez
à moi, celui qui vous a admiré
là vous vous retournerez
regardant l'ombre à vos pieds
cherchant celui qui des années
y fut pendu, voire accroché.
Vous me disiez pointu
Vouliez vous dire tordu?
Vous me disiez mordu
Vouliez vous dire perdu?
Il n'y a qu'une chose que j'ai perdu
Et croyez moi, je ne la trouve plus
C'est ma fierté pour votre amour
que j'avais échangée un jour.
Nous voila assises la , à se regarder comme ça
On contemple le néant, on le prends pour l'océan
On est juste vidées
de toutes nos idées
Est-ce que toi t'es fatiguée?
Parce que je suis épuisée
C'est pas les gens qui me fatiguent
C'est juste toutes leurs intrigues
Ces histoires qui semblent sans fin
comme une frise qui se répète
l'interminable petit train
d'une routine malhonnête.
On attends quoi ici, on espère un peu aussi
Que tous nos petits soucis, disparaissent dans la vie
On est désespérées
on fait que regretter
Ces journées sont elles minables?
mais doit on abandonner
devant tout ce qui nous accable
et tout envoyer balader
on dit quoi? rien à battre!
le lait dans la casserole a débordé
le sucre en haut de l'étagère s'est éparpillé
je ne sais plus trop où m'installer
je ne peux plus rien utiliser.
du sang sous mon pansement
je me suis coupé en me rasant
par la fenetre je regarde les passants
on pourrait croire que je t'attends
des pas lourds dans l'espace temps
vibrent a travers le béton
et la chaleur humide du printemps
et ma sueur hors saison.
Je fais des rétrospectives
sur tes cris, nos invectives
Je cherche un indice un déclic
a partir du mot dramatique
les émissions de cuisine
et les reportages dans les usines
mais voila, peu importe la Chine
et peu importe que j'aie petite mine
les placards vide et le coeur lourd
moi aussi je partirais un jour
et ce sera peut être ton tour
de t'enfermer a double tour
A qu'est-ce qu'on est bien chez soi
besoin de rien , pourquoi sortir,
d'ailleurs j'ai mon stock de vodka
je peux t'attendres tu vas revenir
Je fais des rétrospectives
sur tes cris, nos invectives
Je cherche un indice un déclic
a partir du mot dramatique
y a un truc qui cloche
j'essuie mes yeux et je me mouche
car je trouve ma vie fade et moche
sans ta main au fond de ma poche
c'est le mec le plus chou
A poil sur des cailloux
ou dansant dans les hautes colines
c'est le copain des mamies coquines
Dans son petit monde
les enfants font des rondes
on dessine sur la buée des vitres
et on entends chanter les huitres
il dit de son plus bel accent
Et son regard clair innocent
qu'il sauvera la femme du toréro
Francis Cabrel, mon héro
Il n'a pas peur du ridicule
Qu'il fai rimer avec recule
Des fleurettes et des sentiments
il chantonne toujours gaiement.
Et même quand il cherche la baston
enfin lui il dit plutot "querelleu"
il dit pas j'vai me l'faire c'garçon
mais il va tourner comme un "soleilleu"
A qu'il est classe notre cow-boy
spaghetti à la provencale
j'aime bien l'entendre .....
plutot que des phrases a deux balles.
je voudrais te défier
te jeter des objets
a la tête
envie de te détester
ou juste de crier
mais arête!
de faire ça,
être toi...........
t'es beau juste comme ça
t'es moche je ne t'aime pas
arête de m'parler
je ne peux m'empecher
de te toucher.......
tu parles de politique
tu n'accepte pas la critique
je suis violente
je te plante
mes griffes dans la peau
tu deviens plus beau
tes yeux sont méchants
t'es trop grand.............
Je veux que tu m'appartienne
et quoiqu'il advienne
souviens toi
souviens toi
je ne t'aimes pas................
arête de me suivre
tu pourrais pas survivre
sans moi
je souhaites, je veux, j'exiges
satisfais mes vertiges
pour une fois
mon ptit gars
je ne t'aimes pas...........
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