Jeudi 15 décembre 2011 4 15 /12 /Déc /2011 23:54

Hop! Sitôt venu sitôt r'parti
un brin émue, v'la qu'je souris
Je n'sais pas monter à cheval
faire des figures phénoménales
des roulades, des contorsions
et surtout pas faire attention!

Quant à  m'plier en quatre
ou alors couper les cheveux en quatre

Je ne sais même pas cracher du feu

marcher sur un fil ou faire des noeuds
c'est pas mon truc, tout court
mais j'ai quand même le sens de l'humour



La preuve, j'attend encore l'illusionniste après son numéro

Publié dans : formule instantanée
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 15 décembre 2011 4 15 /12 /Déc /2011 23:30

S'il te plais souviens toi

comme tu aimais les petits déjeuners

avec moi.

 

S'il te plais souviens toi

du poulet rôti dans le parc mangé

avec les doigts.

 

S'il te plais souviens toi

de ces jours où tu suppliais: je t'en prie, je t'en supplie

ne pars pas.

 

S'il te plais souviens toi

Quand tu aimais mes yeux, mes bras, quand tu aimais

tout de moi.

 

Souviens toi aussi

tout ce que tu as promis dans tes rêves éveillés,

et de la première fois

où tu as menti

et de la fois d'après

 

Souviens toi, souviens toi

de ce jour où je t'ai supplié: je t'en prie, je t'en supplie

reste avec moi.

 

Ce jour là tu es parti.

 

Publié dans : formule alcoolique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 11 janvier 2011 2 11 /01 /Jan /2011 00:37

je n'ai pas froid,

je n'ai pas froid,

je n'ai pas froid...

 

je te porte sur ma peau et tu me vas encore mieux qu'un Christian Dior

Publié dans : formule instantanée
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 20 juin 2009 6 20 /06 /Juin /2009 14:32





"Il aurait pu lutter encore, tenter sa chance : il n'y a pas de fatalité extérieure. Mais il y a une fatalité intérieure : vient une minute où l'on se découvre vulnérable; alors les fautes vous attirent comme un vertige.

Et c'est à cette minute que luirent sur sa tête, dans une déchirure de la tempête, comme un appât mortel au fond d'une nasse, quelques étoiles. Il jugea bien que c'était un piège : on voit trois étoiles dans un trou, on monte vers elles, ensuite on ne peut plus descendre, on reste là à mordre les étoiles...

Mais sa faim de lumière était telle qu'il monta."




Tu penseras à nous un peu de temps en temps, là haut?
Tu nous manques.

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 4 octobre 2008 6 04 /10 /Oct /2008 18:16
c'est trois nains
qui vont à la mine
l'un tiens dans sa main
un poncho d'hermine

Mon histoire est foireuse
oui je vous l'accorde
j'en connais de nombreuse
c'est plutot dans mes cordes

Connaissez vous l'histoire du belge à la plage
qui jouait au ballon avec un béret
Une jeune chipriote qui n'était pas très sage
justement était venue se promener

Vous ne saurez pas la suite
dommage elle est très drole
autant qu'celle de l'inuite
qui rencontre un troll

Sur ces flots inutiles
et pas très subtiles
de paroles en l'air
qui vous tapent sur les nerfs

Je m'en vais chercher une corde et un branche solide
pour en finir avec ces blagues pour timides


Publié dans : formule instantanée
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 17 août 2008 7 17 /08 /Août /2008 02:36

réveil cotonneux et post-comatique de l'inspiration et du travail...

A 17h17, j'ai vu de belles images.
J'avais beaucoup peiné
auparavant.
J'avais la gorge sèche
comme piquée de flèches 
puis j'ai retrouvé
comment noircir ces pages,
doucement
avec patience et courage,
j'ai repris mon stylo
et j'ai repris le goût
celui de l'encre.
La saveur du choco,
les délices de ces choses qu'on ne mange pas
du papier, du clavier, des mots comme stylographe
ou comme mobile-autoporteur-articulé-à-bras
et le gôut pas désagréable des  fotes d'aurtograf.

Il est revenu tout seul
mon bel ami rassurant
mon cancre
Il a entendu mon appel
depuis ses retranchements
au fond d'un nid de cafard
coincé entre deux cauchemards
Il a répondu aux cris
et aux corps de la poésie.

Publié dans : formule instantanée
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 30 juin 2008 1 30 /06 /Juin /2008 23:30

Aurélie est si paresseuse,
elle n'aime pas penser
alors elle a une cogiteuse
pour pouvoir la raisonner

Elle est tellement paresseuse
que son oeuf à la coque
elle le pioche dans la couveuse
mais c'est des poussins qu'elle croque

Aurélie est si méchante
qu'elle effraie les animaux
elle aime se dire conquérante
quand elle les chasse au couteau

Elle est tellement méchante
qu'elle avalerai des enfants
elle leur fait peur, elle les hante
et a tué leur "fée de dents"

Aurélie est si belle
qu'elle envôute ses victimes,
avant de tuer les rebelles.
Aurélie n'aime pas la frime!

Elle est d'ailleurs tellement belle
que les hommes en ont peur.
"tremblez d'amour et de terreur 
devant ma beauté cruelle!"

Aurélie est paresseuse,
paresseusement méchante
et méchamment belle

Elle est très heureuse
d'être comme ça,lente
et aussi cruelle

 

Publié dans : formule alcoolique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 28 juin 2008 6 28 /06 /Juin /2008 01:58
je voulais te dire, ma chère petite aurélie :
20 ans déjà, comme le temps passe vite...

(c'est ce que dit mère grand Giovannini
tous les ans dans la lettre à sa fille petite)
je préfère commencer différemment ici
pour une fois que les choses sont écrites



[c'est maintenant l'article soixante-cinq
et en plus il est deux heures vingt cinq
on a peut-être besoin d'un p'tit zinc
]

on est déjà à l'aube de samedi
mais quelque part sur terre
on est encore hier, vendredi
si tu étais sous une autre latitude
le soleil serait encore levé sur la veille
et tu devrais encore attendre quelques heures
pour souffler tes bougies


c'est ton "en hiver,  sers!",
tu devrais être au service du roi des neiges
ou du moins servir la bûche de noël
mais comme on est en été depuis peu
il y a des risques de fonte et de coup de soleil
alors tu devrais t'asseoir sous un cocotier
et puis sourire
tu as aujourd'hui 20 balais
tu peux donc nettoyer plus vite ta maisonette
si je te foutais des balayettes
a nous deux on ferait le carrelage briller
ça me fait sourire


joyeux anniversaire!
les yeux au fond du verre
et heureux avenir!
garde ton sourire
Publié dans : formule instantanée
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 28 juin 2008 6 28 /06 /Juin /2008 01:00
J'inaugure mes deux décennies
par un cocktail en pleine nuit .
Je ne bois pas pour oublier
que déja 20 ans ont passé,
je n'ai pas peur du temps qui passe
de ses dégâts, ni de ce qu'il casse.
Je serai plutôt effrayée
par le temps qui reste à passer
Publié dans : formule instantanée
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 28 juin 2008 6 28 /06 /Juin /2008 00:33

Il attends quelque chose, ne sachant trop quoi

il allume une clope, et s'assoit

à la fenêtre. Puis il contemple

les buildings noirs sur le ciel mauve

à travers la fumée et les rideaux qui volent.

protégé, du haut de son alcôve

La lune ronde le plonge dans la mélancolie

et les bruits de pas des filles dans la nuit,

le rendent nostalgique de son pays.

des femmes, et de la ville qu'il a chéri.

Il a échangé l'herbe verte d'ailleurs

contre la grisaille et la laideur.

 

La nuit pèse de tout son poids,

lourde de solitude et de chaleur.

il se languit de son "là-bas"

son "ici" étant une erreur

évidente. Il se couche et ferme les yeux.

Il se sent d'un coup très vieux.

C'est comme ça qu'il fait la planche

Il se laisse porter par le silence

et par le courant du dimanche

avant, arrière, c'est comme une danse.

 

Une mélodie dans la quiétude, soudain,

de sa grâce, vient troubler son chagrin.

il se lève d'un coup: maux de tête!

et écrase d'un geste grave la cigarette

qu'il regardait bruler, sans la fumer

dans un de ces grands cendriers

très lourd qu'on offre parfois

aux collègues, à ceux qu'on aime pas

trop. Puis il se penche par la fenêtre

d'où il se jetterai peut être

un jour où il serait très nostalgique.

Il cherche d'où provient la musique

une fenêtre dans la nuit tachetée,

face à la sienne est allumée.

 

La complainte provient de là-bas.

c'est un piano et un enfant

ils jouent ensemble, et un chat

assis sur le piano et vivant

la musique, remue en rythme la queue.

A sa fenêtre il n'en croit pas ses yeux.

Il est charmé par la situation

il emplit d'air chaud ses poumons

et d'un bonheur inexplicable

devant une scène inexplicable

chargée de ces temps suspendus

qui s'étirent mais sont trop courts

chargé d'un sentiment d'amour

du monde, du ciel à la rue.

 

Cette nuit là il dormit bien

sans être hanté par sa lubie

de vouloir renter au pays

le cœur libéré du chagrin

qui l'étouffait dans son sommeil

Il a donc dès son réveil

L'envie de retrouver le gamin

Il ne sait pas trop pourquoi

juste pour lui serrer la main

et entendre le son de sa voix.

cigarette a la main, il fixe, béat

la fenêtre d'en face. C'est étrange, il voit

ou plutôt il n'y voit pas

le piano, le gamin et le chat.

A la place des pièces vides

à louer depuis des semaines.

Il ne peut pas avoir rêvé

Cette scène qui l'a transporté.

Alors il ferme la fenêtre

et décide d'en avoir le cœur net.

Et écrase encore une fois 

la clope dans le cendrier froid.

 

Bien sûr il est allé frapper

et bien sûr il n'a rien trouvé

sauf un agent immobilier

tout prêt à lui faire visiter

Maintenant il  rentre déconfit

et un peu perplexe aussi.

Mais pas dans son appartement

à la fenêtre aux rideaux blancs.


Il rentre dans son pays

Là où les filles sont jolie

Là où les hommes sont polis

Là où les chats ne dansent pas

Là où l'aube n'en finit pas

Il rentre chez lui.

Enfin.

 

Publié dans : formule alcoolique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés